Phase 1 : conception et autorisation, quatre à sept mois
Tout commence par la conception : implantation, plans, choix des matériaux et du niveau de finition, formalisés en un dossier d’urbanisme. Comptez un à deux mois pour une conception aboutie, davantage si le projet évolue en cours de route. Vient ensuite l’instruction administrative : un mois pour une déclaration préalable, qui couvre les extensions jusqu’à 20 m² d’emprise ou 40 m² en zone urbaine d’un PLU, deux mois pour un permis de construire, et davantage en secteur protégé où l’architecte des Bâtiments de France est consulté, une configuration fréquente dans les centres anciens de Charente-Maritime. S’ajoute le délai de recours des tiers de deux mois après affichage de l’autorisation sur le terrain, qu’il est prudent de purger avant d’engager des dépenses importantes. Ce temps administratif n’est pas du temps mort : il sert à consulter, affiner les devis, boucler le financement et souscrire l’assurance dommages-ouvrage.
Phase 2 : préparation et préfabrication, un à deux mois
C’est la phase invisible qui fait la force de l’ossature bois. Pendant que le dossier administratif se purge, le constructeur réalise les plans d’exécution, commande les matériaux et fabrique les murs en atelier : ossatures, isolant, pare-pluie, parfois menuiseries déjà intégrées. Sur le terrain, cette période voit les travaux de fondations, semelles ou plots selon l’étude de sol, puis la dalle ou le plancher bois, avec leurs temps de séchage propres. Cette préparation en parallèle explique la rapidité spectaculaire de la phase suivante : quand les camions arrivent, tout est prêt à s’assembler.
Phase 3 : le montage, la semaine spectaculaire
Le levage est le moment que les clients photographient : les murs préfabriqués sont posés et assemblés en deux à cinq jours pour une extension courante, la charpente et le support de couverture suivent dans la foulée. En une à trois semaines, l’extension est hors d’eau, couverture posée, puis hors d’air avec les menuiseries extérieures. Cette vitesse n’est pas qu’un confort : sous le climat océanique du département, réduire la fenêtre d’exposition aux intempéries protège le chantier et sécurise le planning, quand une construction humide subit la météo de plein fouet. C’est aussi ce qui rend l’extension bois si compatible avec une maison habitée : pas de gravats pendant des mois, pas de maison ouverte aux quatre vents.
Phase 4 : second oeuvre et finitions, six à dix semaines
Une fois le volume clos et couvert s’enchaînent l’isolation complémentaire, les réseaux électriques et de plomberie, les cloisons et doublages en plaques de plâtre, les enduits, puis les sols, la salle d’eau éventuelle et les peintures. Cette phase est la plus longue du chantier proprement dit, six à dix semaines selon la surface et le niveau d’équipement, une extension avec salle d’eau demandant naturellement plus qu’un simple séjour. Elle s’achève par le percement et le raccordement à la maison existante, volontairement placés en fin de chantier pour limiter les nuisances, puis par la réception des travaux, qui ouvre les garanties légales.